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Alertes SEAO : comment les configurer, et ce qu'elles ne font pas

SEAO offre des alertes de veille intégrées — un bon point de départ que trop d'entreprises configurent une fois puis oublient. Voici comment en tirer le maximum, et où elles s'arrêtent.

Par Klaüs-Fabien Obas, ing. — fondateur de VigieAO · Mis à jour en juillet 2026

Configurer ses alertes SEAO : la démarche

  1. Créez votre compte SEAO et complétez votre profil d'entreprise (secteurs, régions d'intérêt).
  2. Définissez vos critères de veille : catégories d'achat, régions administratives, et mots-clés dans les titres et descriptions d'avis.
  3. Activez les notifications courriel pour recevoir les nouvelles publications correspondant à vos critères.
  4. Testez pendant deux semaines, puis ajustez. Trop d'alertes non pertinentes? Resserrez les catégories. Vous voyez passer sur le site des AOs que l'alerte a manqués? Élargissez les mots-clés.

Bien choisir ses mots-clés : les règles qui changent tout

Les trois limites des alertes SEAO

1. Un titre brut, sans analyse

L'alerte vous livre le titre de l'avis, le numéro, l'organisme et la date de clôture — point. Elle ne dit pas si le contrat correspond réellement à votre profil, quelles exigences s'appliquent (licence RBQ, cautionnement, autorisation de l'AMP, références), ni si vous êtes admissible. Toute la lecture et la qualification restent à votre charge : 30 à 90 minutes par dossier.

2. Le langage administratif passe entre les mailles

Les mots-clés ne détectent que ce qui est écrit. Or les titres d'avis sont rédigés en langage administratif : un mandat de design graphique publié sous « Services de communication » ne déclenchera jamais l'alerte « design graphique ». C'est la faille structurelle de toute veille par mots-clés — et la raison pour laquelle même une configuration soignée laisse passer des contrats.

3. SEAO n'est qu'une plateforme sur trois

Les contrats fédéraux passent par CanadaBuys, et une partie du marché pancanadien et parapublic par MERX. Une veille limitée à SEAO ignore ces deux marchés — voyez quelle plateforme couvre quoi. Trois plateformes, c'est trois configurations d'alertes, trois boîtes de réception, trois routines à maintenir.

En résumé : les alertes SEAO répondent à « un avis a été publié ». Elles ne répondent pas à « est-ce que celui-ci vous concerne, êtes-vous admissible, et vaut-il vos 40 heures? ». C'est exactement l'écart entre une alerte et une veille.

Aller plus loin que l'alerte

Si votre volume d'alertes reste gérable et que votre marché s'exprime dans des titres prévisibles, une routine matinale disciplinée suffit. Si vous recevez 15 à 40 alertes par semaine, que vos AOs se cachent dans du vocabulaire administratif, ou que la veille tombe à l'eau dès qu'un chantier vous absorbe, c'est le signal qu'il faut un système qui lit, score et qualifie à votre place — notre guide complet de la veille détaille les critères d'un bon système.

Vos alertes SEAO, mais avec un cerveau

VigieAO lit chaque avis au-delà du titre, le score selon votre profil exact et extrait les exigences clés — sur SEAO, MERX et CanadaBuys à la fois. L'alerte devient une décision.

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